En art, a priori, rien n'est laid.
Ce qui choque, répugne ou dégoute, à première vue, c'est peut-être ce qu'on va trouver beau demain(...) La décence...la décence n'est pas ce qui est beau. On veut nous le faire croire. L'indécence, c'est ce qui nous fait peur, pas ce qui est laid. Il y a cent ans, voir la cheville d'une femme, une cheville étouffée dans une bottine de cuir, était indécent, affolant. Même le poignet des femmes restait couvert et ce qui était cochon consistait à déboutonner le gant et poser ses lèvres sur l'espace dénudé à l'intérieur du poignet . L'espace où les femmes séductrices posaient une goutte de leur parfum. Incroyable...Est-ce que ça a changé, évolué ou régréssé? Je ne sais pas...Je ne me battrais pas pour imposer cette idée, mais nos peurs, nos craintes, déterminent le fameux beau ou pas beau, et on ne sait rien de la beauté finalement et on n'en sait pas plus sur nous mêmes. Des animaux terrorisés, enfermés dans des couloirs étroits, ceux de nos ignorances.
Quand il y a une fenêtre pour éclairer le couloir , on crie ''cochon!''parce que ça fait voir le couloir et non pas parce que la lumière est laide ou la fenêtre inadéquate, parce qu'on a des limites dans nos yeux mêmes. _____________________________ - Marie Laberge , Florent